Qalaat Umm Hosh

Syrie | Comté de Tripoli

Visites : 2006, 2007


Toponymes connus

  • Qalaat Umm Hosh - Qalʿat Umm Hūš / قلعة ام حوش Arabic Contemp.

Description

Français

Histoire

Entrée dans le giron de l’ordre des Hospitaliers de Saint Jean suite à la signature en 1142 d’un traité avec le Comte Pons de Tripoli, la terre dite « de Caliphe », partie septentrionale de la Trouée de Homs, fit l’objet d’une fortification intensive.

S’il est très incertain d’essayer d’attribuer ces multiples initiatives à des maîtres d’ouvrages précis, au moins peut-on prétendre que leur réalisation incarne une préoccupation tout a fait franque. Par la richesse des différents éléments qui y furent réalisés, Qalaat Umm Hosh constitue l’un des ensembles de petite échelle les plus évolués que l’on puisse encore rencontrer aujourd’hui dans la Trouée de Homs.

Description

Le site domine une verdoyante petite plaine agricole et se compose d’une unique tour-maîtresse défendue par une enceinte rectangulaire, répondant au principe de « halle-sans-fin ». En cela, cette fortification est très similaire au Qalaat Yahmour situé à 30 km de là.

Largement ruinée, la tour, qui semble avoir été arrachée en deux dans le sens de la hauteur, présente plusieurs types de maçonneries. Celle employée pour le niveau inférieur est très similaire ce que l’on rencontre au Chastel Blanc ou à la tour de Toklé, avec cette alternance de moellons en calcaire à faces tantôt lisses et tantôt tabulées. Sur les parties supérieures, par contre, d’évidentes reprises de maçonnerie, postérieures à la réalisation initiale, s’appuient sur de petits moellons basaltiques rappelant fortement ceux mis en œuvre pour d’autres tours proches, comme burj Zara, burj Asur ou encore burj Maqsour.

Malgré l’avancement certain de la ruine, on peut encore affirmer sans doute possible, que la tour se composait de la superposition d’une voûte en berceau, au niveau inférieur, et d’une voûte d’arête au premier étage, comme à burj Zara. Des archères sous niche, dont une toujours en place, perçaient les murs du premier niveau, tandis qu’une seule ouverture aménagée dans le mur sud permettait de le gagner directement.

Des détails qui font l’originalité du site, on retiendra les vestiges de la bretèche, malheureusement réduits à un seul des deux corbeaux qui soutenaient l’encorbellement et défendaient cette ouverture, placée, à la manière de celle de burj Arab , en hauteur, au niveau du premier étage. Nous pourrons pousser plus loin la comparaison en remarquant dans les deux cas, des empochements placés symétriquement de part et d’autre de la porte et qui devaient probablement recevoir l’escalier ou l’échelle en bois – aujourd’hui disparu – qui permettait de pénétrer dans la tour.