Coliath

Liban | Comté de Tripoli


Toponymes connus

  • Coliath
  • la Colée
  • al-Qulay'ât - āl-Qoulīʻāt / القليعات Arabic

Description

Français

Histoire

Ce grand castrum de plaine, bâti lors de la première phase d’occupation franque, domine un léger mamelon à seulement deux kilomètres du rivage et cinq kilomètres au nord d’Archas. Coliath ou « la Colée » – francisation de non arabe al-Qulai’a, « la petite forteresse », le fortin, pluriel al-Qulai’at, les fortins – fut donné par le comte Pons de Tripoli à l’ordre Hospitalier en 1127. Le frère de Saladin, al-Adil, s’en empara en 1207 et le démantela. Réoccupé ensuite par les Francs, c’est le terrible sultan mameluk Baïbars qui, durant l’été 1266, le ruina complètement en prélude à la prise de Tripoli.

Son rôle défensif était médiocre, aussi ce dernier servait-il généralement de logis pour une troupe en campagne par temps de guerre, d’assise de la domination économique par temps de paix, ou plus simplement de lieu de refuge contre les rezzous.

Le plan de son bâti est celui d’un « château-halle », semblable à celui de plusieurs autres sites fortifiés par les ordres militaires dans la région. Il s’agit d’une enceinte carrée flanquée de tours, abritant à son revers de grandes halles voûtées multifonctionnelles. On retiendra à titre d’élément de comparaison l’enceinte intérieure de la citadelle de Belvoir qui domine la vallée du Jourdain, ou la première enceinte du Crac des chevaliers ou encore les plus modestes enceintes de qalaat Yahmour ou Umm Hosh.