Baiesses

Turquie | Principauté d'Antioche

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Toponymes connus

  • Baiesses
  • Payas - Պայաս Armenian
  • Bab Iskanderia Arabic
  • Payas - بائس Arabic Contemp.

Description

Français

Histoire

La ville de Baïesses marquait à l’époque des Croisades, la frontière entre le royaume de Cilicie et la principauté d’Antioche, passage obligé des armées d’Asie mineure venant envahir la Syrie. A quelques centaines de mètres au sud de la ville, le rivage se resserrait le long des contreforts de l’Anamus, ne laissant place qu’à un étroit défilé que l’on appellait jadis Passus Portellae , soit le “Pas de la Portelle”. Ce lieu devait son nom à la présence d’une monumentale porte antique recouverte de marbre, dont il ne reste rien aujourd’hui.

En juillet 1137, le basileus Jean Commène, qui revendiquait la suzeraineté sur la principauté d’Antioche, emprunta le défilé avec toute son armée longeant la mer jusqu’à Alexandrette.

Vers 1154, ce fut au tour d’escadrons turcs d’Anatolie de pousser une pointe contre la principauté d’Antioche. Les malheureux furent sauvagement massacrés par les Templiers de Baghras qui passaient par là…

Deux châteaux gardent encore aujourd’hui la passe : l’un, modeste, faisait office de “château de la mer”; tandis que l’autre, de taille beaucoup plus conséquente figure un " château de la terre", suivant le même schéma qu’à Seide, au Liban. Si Sarisaki et Sakaltoutan – tels sont aujourd’hui leurs noms -, sont indéniablement de facture ottomane, il est fort probable qu’ils ont dû remplacer des ouvrages plus anciens, notamment pour ce qui concerne le premier, un fortin construit paraît-il par les Vénitiens ou les Génois au XIIIe siècle.

De la Portelle, un chemin à l’Est conduisait à la grande route montant d’Antioche vers le nord; on franchissait alors l’Anamus par un défilé que dominent les ruines de la Roche Guillaume.