Belhacem

Liban | Royaume de Jerusalem


Toponymes connus

  • Belhacem
  • Bethasem
  • Qalaat Abi al-Hassan - قلعه ابو الحسن Arabic

Description

Français

Histoire

Situé à quelques kilomètres au nord-est de Sagette, le fort de Bethasem, assurait – avec la Cave de Tyron et le casal de Gezin – la défense de l’hinterland de la ville côtière. A cet endroit, le nahr el-Aouli décrit une courbe profonde, libérant un piton rocheux couronné par le petit fortin, position idéale pour barrer le passage à toute troupe tentant de suivre le cours étroit du fleuve…

L’histoire du site, tout au long des Croisades, est en grande partie méconnue : il n’apparait qu’une seule fois dans les chroniques, en 1128, sous les coups de l’excellent patriarche de Jérusalem Gormond de Picquigny, siège au cours duquel ce dernier tomba gravement malade avant de trouver la mort à Sagette. La forterresse était alors aux mains “de quelques brigands”.

C’est au prix d’une ascension rendue difficile par l’abondante végétation que l’on accède au petit fortin abandonné. Les constructions s’étagent sur au moins trois paliers : le premier, constitué d’une petite plate forme largement ruinée, commandait sans doute l’accès à la seconde, véritable porterie de l’ouvrage. L’arc surmontant la porte, dont on retrouve les mêmes claveaux à bossages au château de Beaufort non loin de là, peut laisser penser que l’ouvrage est de facture franque, et que les campagnes de fortification de ces deux châteaux furent quasiment simultanées.

Une fois la tour-porte passée, on rejoint la partie haute en longeant un mur percé d’archères encore très bien conservées. Au sommet, les vestiges d’origine ottomane semblent avoir beaucoup souffert si bien qu’il est aujourd’hui difficile d’en lire précisément l’organisation. On y trouve néanmoins quelques salles voutées percées de niches d’archères.

En contre-bas des courtines du deuxième niveau, il est encore possible d’observer un pan de mur incliné, adossé à la paroie rocheuse, qui servait selon toute vraisemblance d’écurie.