L'Aias

Turquie | Royaume Arménien de Cilicie

Visites : 2004, 2007, 2013


Toponymes connus

  • L'Aias
  • Aias
  • Ayas - Այաս Armenian
  • Yumurtalik Turc Contemp.

Description

Français

Histoire

Établie sur la côte occidentale du golfe d’Alexandrette, l’antique Ayas constituait, au début de la période des Croisades, un port de second rang, au regard de l’importance des villes de Tarse ou de Saint Siméon.

Toutefois, forte de sa situation idéale au sein de la plaine cilicienne et de l’ouverture commerciale voulue par les monarques arméniens – elle faisait partie du domaine royal – Ayas devint à partir des années 1250, un point de liaison essentiel entre la méditerranée orientale – les marchands italiens ayant établi des comptoirs à Chypre – et les provinces d’Asie centrale, véritable débouché de la route de la soie ( Marco Polo ne s’y trompera d’ailleurs pas lors de son passage en 1295).

Mise à sac par les Mamelouks en 1322, la ville ne fut relevée qu’en 1331, avec l’aide du Pape Jean XXII. Six ans plus tard, une seconde expédition mamelouke eut à jamais raison de la renommée d’Ayas. Pierre de Chypre tentera en 1367 de reprendre le port, mais en vain, n’occasionnant qu’un vaste incendie.

Description

La ville était puissamment défendue par deux ensembles fortifiés, sur terre et sur mer, rappelant ainsi la configuration de certains ports du Levant, tels Giblet, Sagette, le Courc ou encore Barut. Le « château de la terre » flanque l’entrée du port, tandis que le « château de la mer », aménagé sur un récif à quelques encablures de la côte face à la ville fait figure d’ouvrage défensif avancé.

Construit à la fin du XIIIème siècle ( aux alentours du 1282 ), ce dernier ne conserve que des traces éparses de la période médiévale, les vestiges actuels consistant surtout en des restes d’occupation ottomane tardive.

Le château de la terre est quant à lui beaucoup mieux conservé. Au sud, une vaste tour hexagonale – de facture assez tardive – marque l’entrée du port tandis que de longs fragments de courtines ferment encore l’enceinte castrale. De nombreuses mises en boutisse témoignent de l’occupation antique du site.