Malaicas

Syrie | Principauté d'Antioche

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Toponymes connus

  • Malaicas Med.
  • Qalaat al-Maniqua - Qalʿat al-Maynaqa / قلعة المنيقة Arabic
  • Castellum Malavans Latin Med.
  • Qalaat Qsabiyé - قلعة قسبية Arabic

Description

Français

Histoire

Situé à une quinzaine de kilomètres à l’est de la Valénie, Malaïcas – le Malavans des Francs -, faisait parti, à l’époque des Croisades, du cordon de forteresses dépendant de la seigneurie de Margat et défendant le littoral au niveau du djebel Bahra.

Construit par des Montagnards au XIème siècle, le château fut tour à tour occupé par les Byzantins et les Arabes, avant de tomber aux mains des Francs dans des circonstances mal établies : les chroniques racontent qu’en échange de la reddition de Margat en 1117-1118 par son gouverneur Ibn Mouhriz, Renaud Masoiers, seigneur de la Valénie, aurait installé ce dernier et sa famille à Malavans. Toutefois, il semble que les Francs de Margat ne tardèrent pas à s’emparer de la place puisqu’en 1151, Malavans appartenait à un certain Guillaume de Redos. Ce dernier, sans doute las et incapable de défendre son domaine contre la puissance grandissante des Ismaéliens dans la région, céda le château à son suzerain Renaud II Masoiers, contre deux casaux moins exposés non loin de là.

Les Ismaéliens finirent par ravir la forteresse aux Francs dans les années 1180-1190, laquelle continua néanmoins à dépendre de Margat moyennant le paiement d’un tribut, ce, jusqu’à ce qu’elle ne tombe entre les mains du sultan Baïbars entre 1270 et 1273.

Description

Située sur un éperon rocheux commandant la vallée du Nahr el-Hreïssoun, la forteresse présente encore des ruines non négligeables. L’enceinte, ponctuée de saillants barlongs de faibles reliefs et bordée de ravins sur les fronts est et ouest, a fait l’objet de multiples remaniements et reprises de maçonnerie, enchevêtrement pittoresque des diverses influences et strates d’occupation du site.

Un fossé, large de 10 m pour 5 m de profondeur, a été creusé au front nord pour isoler le château du plateau attenant. C’est précisément à ce niveau qu’ont été réalisées les défenses les plus conséquentes, matérialisées surtout par un ouvrage flanqué de deux grands saillants carrés aux extrémités, dissimulant une tour maîtresse qui sera reprise à l’époque mamelouke.