Qalaat Mehelbe

Syrie | Principauté d'Antioche

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Toponymes connus

  • Qalaat Mehelbe - Qalʿat Mahāliba / قلعة مهلبة Arabic
  • Balatonos Med.
  • Platanus Med.
  • Balatanos Med.

Description

Français

Histoire

Ce grand château, établi sur une barre rocheuse dans les contreforts du Djebel Bahra, commandait une passe stratégique assurant les liaisons entre l’intérieur des terres et les ports de la côte, notamment Lattaquié – 30 km plus à l’ouest – , et Gibel – à 27 km au sud-ouest -, que l’on surnommait d’ailleurs au Moyen-Age le « port de Balatonos ».

Vraisemblablement bâti au début du XIe siècle par un clan montagnard, Balatonos fut enlevé en 1031 par les Byzantins qui y procédèrent à d’importants aménagements. Le prince Roger d’Antioche déroba la place aux Banu Sulaïa en 1118, qu’il céda rapidement à son vassal Robert le lépreux, seigneur de Saône. Vers 1136, des autochtones s’en prirent à leur tour à Balatonos, se heurtant à la résistance de la garnison franque, laquelle fut secourue par des renforts probablement envoyés du château de Saône, 11 km plus au nord.

Après s’être emparé de ce dernier château, Saladin envoya un de ses lieutenants devant Balatonos, qui fut occupé sans combat le 1er août 1188.

Description

Aujourd’hui envahis par une abondante végétation, les vestiges du château couronnent, à 774 m d’altitude, un plateau sommital de forme ovale, d’où la vue embrasse une très grande étendue au contact de la vallée du Nahr el-Kebir.

Une longue enceinte, flanquée de saillants tantôt barlongs, tantôt demi-circulaires, épouse les contours de la barre rocheuse, autrefois entièrement recouverte d’un glacis parrementé. L’intérieur du site, auquel l’on accède au sud par une porterie en chicane – sans doute de facture arabe -, comporte une vaste cour, dominée par un ouvrage conséquent, sorte de « donjon » défendu côté cour par un talus.

Enfin, à l’extrémité est du site, se trouve un second réduit fortifié, isolé du premier par un fossé aujourd’hui partiellement comblé. Ce château fait actuellement l’objet d’importants travaux de réfection à neuf, alors qu’aucune fouille archéologique préalable ne semble y avoir été menée…